La vie au Pays basque au Néolithique : un territoire qui se transforme
Entre 5500 et 2000 avant notre ère, le Pays basque connaît une profonde mutation. Après des millénaires centrés sur la chasse, la pêche et la cueillette, les populations locales adoptent progressivement l’agriculture, l’élevage et un mode de vie plus sédentaire. Ce changement, venu à la fois du sud (vallée de l’Èbre) et du nord (Aquitaine), ne se produit pas brusquement : il se superpose longtemps aux traditions des chasseurs-cueilleurs autochtones.
Les populations locales adoptent progressivement l’agriculture, l’élevage et un mode de vie plus sédentaire
Des modes de vie entre grottes et habitats de plein air
Au début du Néolithique, les habitants du Pays basque ne vivent pas encore dans de grands villages. Les communautés sont petites, composées de quelques familles, souvent mobiles selon les saisons. Elles occupent alternativement des grottes, des abris sous roche et de petites installations en plein air.
La fouille de plusieurs locus d'habitation dans le réseau de la grotte du Phare, à Biarritz, permet de caractériser finement les évolutions culturelles de la fin du Néolithique et de l’Âge du Bronze, révélant une occupation organisée et des traces d’activités domestiques qui éclairent l’évolution des modes de vie dans la région.
Quelques lieux de vie emblématiques :
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Grottes d’Izturitz, d’Oxocelhaya et d’Erberua (Basse-Navarre) : d’abord fréquentées depuis la préhistoire ancienne, elles continuent de servir d’habitat, d’atelier et parfois de lieu de rassemblement. Des outils, des ossements et des traces de feu témoignent d’une occupation au Néolithique.
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Grotte de Santimamiñe (Biscaye) : occupée durant des millénaires, elle illustre un mode de vie mêlant chasse, élevage et agriculture émergente.
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Abris des Pyrénées basques, comme Etxeberri ou Sassain : utilisés comme camps saisonniers, notamment pour la chasse et les activités pastorales.
Peu à peu, des campements permanents apparaissent dans les vallées et les plaines. Les habitations, modestes, sont faites de bois, de torchis et de branchages, implantées près des rivières, de zones cultivables et des pâturages. On y pratique une agriculture encore limitée, souvent sur de petites surfaces défrichées par le feu.
L’agriculture et l’élevage : une nouvelle économie
Les premières communautés néolithiques cultivent surtout le blé (épeautre, engrain) et l’orge, complétés par des légumineuses comme les pois ou les lentilles. Les terres du Pays basque, parfois difficiles, sont exploitées sur de petites parcelles, avec un travail encore manuel et peu mécanisé.
L’élevage s’impose rapidement comme une ressource essentielle :
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Moutons et chèvres sont les premiers animaux domestiqués.
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Les porcs sont élevés à proximité des zones boisées.
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Les bœufs apparaissent ensuite, facilitant les travaux agricoles et servant parfois au transport.
Le relief montagneux du Pays basque favorise très tôt un élevage saisonnier, ancêtre de la transhumance moderne. Les troupeaux sont déplacés vers les plateaux et estives durant l’été, puis redescendus dans les vallées en hiver. Ce mode de vie pastoral marque durablement l’identité régionale.
L’agriculture et l’élevage : une nouvelle économie
Les premières communautés néolithiques cultivent surtout le blé (épeautre, engrain) et l’orge, complétés par des légumineuses comme les pois ou les lentilles. Les terres du Pays basque, parfois difficiles, sont exploitées sur de petites parcelles, avec un travail encore manuel et peu mécanisé.
L’élevage s’impose rapidement comme une ressource essentielle :
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Moutons et chèvres sont les premiers animaux domestiqués.
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Les porcs sont élevés à proximité des zones boisées.
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Les bœufs apparaissent ensuite, facilitant les travaux agricoles et servant parfois au transport.
Le relief montagneux du Pays basque favorise très tôt un élevage saisonnier, ancêtre de la transhumance moderne. Les troupeaux sont déplacés vers les plateaux et estives durant l’été, puis redescendus dans les vallées en hiver. Ce mode de vie pastoral marque durablement l’identité régionale.
Le relief montagneux du Pays basque favorise très tôt un élevage saisonnier, ancêtre de la transhumance moderne.
Les troupeaux sont déplacés vers les plateaux et estives durant l’été, puis redescendus dans les vallées en hiver.
Un peuple entre terre et mer
Même si l’agriculture et l’élevage progressent, les Basques du Néolithique restent profondément liés à leur environnement naturel. La chasse, la pêche et la collecte restent des sources importantes de nourriture. Sur les sites côtiers, on retrouve notamment des amas de coquillages, témoignant d’une consommation régulière de ressources marines.
Sur les sites côtiers, on retrouve notamment des amas de coquillages, témoignant d’une consommation régulière de ressources marines.
📍 En conclusion
Au Néolithique, le Pays basque n’est pas un territoire isolé. Ses habitants inventent un mode de vie adapté à un environnement contrasté — océan, montagnes, forêts et vallées — en combinant sédentarité, élevage saisonnier, traditions anciennes et innovations venues d’ailleurs. Des grottes d’Izturitz aux abris des Pyrénées, des premiers hameaux agricoles aux camps pastoraux, cette période pose les bases d’une identité basque étroitement liée à la nature et au relief.
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