Le tramway à Saint-Jean-de-Luz d'hier à aujourd'hui
Au début des années 1930, la Côte basque bénéficiait d’un remarquable réseau de transports en commun sur rails. Trois lignes principales – le BLB (Bayonne–Lycée de Marracq–Biarritz), le BAB et le Bayonne–Hendaye (VFDM) – desservaient la région avec une efficacité saluée par les habitants comme par les visiteurs. Ces petits trains facilitaient les déplacements quotidiens, mais aussi les escapades vers la mer ou la montagne.
Pourtant, derrière cette réussite apparente, les difficultés financières s’accumulent déjà. Trois lignes, c’est beaucoup pour un territoire de taille modeste, et les comptes peinent à s’équilibrer. La crise économique de 1929 vient porter un premier coup d’arrêt à cet âge d’or du tourisme basque.
Mais la véritable révolution viendra d’ailleurs : l’automobile. Son essor rapide bouleverse les habitudes de déplacement. Les voyageurs désertent peu à peu les trains au profit de la liberté offerte par la route. Les compagnies ferroviaires locales voient leurs recettes s’effondrer, jusqu’à ne plus pouvoir survivre.
Les fermetures s’enchaînent : le Bayonne–Hendaye cesse de circuler en 1935, suivi du BLB en 1948, puis du BAB en 1953.
Une page se tourne. Les rails disparaissent, emportant avec eux une part du charme d’une époque où le train rythmait la vie de la Côte basque.
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