Le mont Aizkolegi, qui culmine à 829 mètres d’altitude, est le point le plus élevé du Parc naturel de Bertiz, l’un des trois parcs naturels de Navarre (avec Urbasa-Andía et Bardenas Reales).
C’est à son sommet que, peu après l’acquisition du domaine en 1898, les nouveaux propriétaires Dorotea Fernández Morales et Pedro Ciga Mayo firent construire leur résidence d’été, après avoir restauré le palais baroque situé dans la partie basse du domaine.
Aizkolegi depuis la route d'Orabidea
Les forêts du domaine de Bertiz, dominées par l’Aizkolegi.
Pedro Ciga, né à Pampelune en 1867, appartenait à une famille d’industriels du textile installée dans la capitale navarraise.
Le couple, qui n’eut pas d’enfants, traça des sentiers à travers la propriété, fit construire la route de 11 kilomètres menant au sommet d’Aizkolegi, introduisit des espèces végétales exotiques venues du monde entier et protégea rigoureusement les forêts du domaine. Pedro Ciga se distingua aussi par ses prises de position contre les corridas.
À sa mort, en 1949, Pedro légua le domaine de Bertiz à l’ensemble des Navarrais et Navarraises. Le site fut officiellement classé Parc naturel en 1984.
Sur la cime d’Aizkolegi, Pedro et Dorotea firent édifier un petit palais moderniste orné de galeries, arcs et belvédères pittoresques, ainsi qu’une petite tour depuis laquelle ils observaient, à l’aide d’une longue-vue, la croix du mont Gorbea ou encore les plages du golfe de Gascogne.
Le panorama y est exceptionnel : une vue imprenable sur la vallée du Baztan, le Bidasoa et les montagnes environnantes.
La maison d'été au sommet de l'Aizkolegi
Juste en contrebas du palais, à quelques mètres, se trouvaient la maison du garde et un garage.
Malheureusement, aujourd’hui, le palais est très dégradé, fermé par des grilles, et livré aux intempéries comme au poids du temps.
La maison d'été au sommet de l'Aizkolegi
Certains affirment que le département de l’Environnement de Navarre souhaiterait laisser le bâtiment disparaître pour rendre la cime à la nature.
Cependant, plusieurs projets gouvernementaux récents ont envisagé sa restauration, dont l’un, de plusieurs centaines de milliers d’euros, prévoyait la création d’un espace d’interprétation environnementale.
Reste à savoir si ce projet verra le jour.
Depuis le sommet de l'Aizkolegi
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